le vendredi 19 août 2011

Opérations forestières sur la rive sud du lac Kénogami

Scierie Girard, encore des opposants

CHICOUTIMI – La Scierie Girard fait face à une nouvelle opposition à ses opérations forestières alors que le comité exécutif de la ville de Saguenay s’oppose au plan de coupe présenté par l’entreprise pour des opérations sur la rive sud du lac Kénogmai à l’extérieur de la bordure du refuge faunique de 1500 pieds.

Les membres du comité exécutif de la ville ont adopté cette résolution lors d’une assemblée extraordinaire le 25 juillet. Le conseiller municipal du secteur Shipshaw, où est située la scierie, Fabien Hovington, a également voté en faveur de cette résolution qui a été adoptée après une analyse d’une fonctionnaire de la ville.

Joint hier, le directeur de la Scierie Girard, Jean-Pierre Girard, a indiqué qu’il appartiendra à la ville d’indiquer clairement au ministère des Ressources naturelles et de la Faune pourquoi le plan de coupe projeté dans la zone située au sud du lac Kénogmai ne peut pas être réalisé dans la forme présentée par le promoteur.

Des explication s’il-vous-plaît

” La résolution dit qu’on ne respecte pas la politique de Saguenay pour la protection de l’eau. Qu’on explique avec précision en quoi il y a un problème avec l’eau. On a proposé un projet de coupe comprenant des séparateurs dans le sens des cours d’eau spécifiquement pour en assurer la protection. Quant au corridor visuel, le projet tient compte des particularités, mais il y a une limite lorsque le projet est situé à 4,5 kilomètres de la rive du lac “, explique Jean-Pierre Girard.

Sur le plan politique, la scierie Girard a invité le conseiller municipal Paul-Roger Cantin à participer à une séance d’information pour être en mesure d’évaluer les impacts du plan de coupe de 20 000 mètres cubes projeté pour cette année dans cette zone qui faire partie des contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF). Le conseiller Cantin, qui défendait la position de la ville, hier, n’a pas daigné accepter l’invitation du promoteur.

Comité de travail

Dans sa résolution, le comité exécutif de la ville insiste sur l’importance d’attendre les conclusions d’un comité de travail. Ce comité de travail n’aura pas terminé ses travaux avant 2013 et l’entreprise, qui fournit du travail à 100 personnes, ne peut se permettre de suspendre ses projets de coupe partout en même temps. Il faut mentionner qu’elle fait également face à de l’opposition dans le secteur des lacs Sébastien, Gamelin et Brochet à Saint-David-de-Falardeau.

Consultations

La loi prévoit que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune puisse effectuer une dernière ronde de consultation avant de délivrer le permis de coupe annuel. Dans ce cas, le promoteur a rempli toutes les conditions et a rencontré le président de l’APLK, Claude Collard, accompagné d’un consultant en foresterie.

Selon Jean-Pierre Girard, la discussion a été cordiale et les représentants des riverains ont pris le temps d’écouter attentivement le plan de coupe projeté et les mesures proposées pour harmoniser le projet.

Il faut aussi mentionner que dans ce secteur, des citoyens ont déposé une demande d’aire protégée pour arrêter les opérations forestières. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs n’a toutefois pas retenu ce secteur pour la prochaine séquence d’audiences publiques prévue dans quelques mois dans la région.