le Dimanche 13 septembre 2009

Environnement

Les citoyens dénoncent

CHICOUTIMI – La publication la semaine dernière dans Progrès-Dimanche d’articles portant sur le déboisement en bordure du lac Kénogami a suscité des réactions chez nos lecteurs témoignant de la préoccupation de certains citoyens envers cette problématique.

Un premier citoyen a communiqué avec Progrès-Dimanche pour dénoncer la publication d’une photographie de son chalet générant l’affluence de curieux à bord de bateaux pendant le week-end.

D’autres propriétaires et villégiateurs nous ont incités à venir constater sur place les travaux réalisés par un voisin en dérogation de la politique de protection des rives tandis que certains ont insisté sur le laxisme des autorités municipales à faire respecter la réglementation en place. “On paie pour ceux qui ne respectent pas les règlements en place. Certains en profitent pour procéder à des travaux pendant que la ville n’exerce pas un contrôle serré”, a témoigné un propriétaire.

“La campagne électorale bientôt en cours pourrait être un terrain excessivement fertile pour forcer la présente administration à plus de transparence et à plus de réelles actions vers la protection du lac en particulier”, a témoigné un autre.

Invité à apporter un commentaire, le professeur à la Chaire en éco-conseil de l’UQAC, Claude Villeneuve, a déclaré que le déboisement en bordure de lacs et l’aménagement de toutes sortes d’installations en dérogation des règles constituent un crime contre l’environnement. “À chaque fois que quelqu’un coupe l’arbre qui empêche la vue sur le lac ou aménage un mur sur la rive, il vient détruire des milieux humides qui contribuent à l’équilibre naturel”, mentionne-t-il.

Selon M, Villeneuve, tous ceux qui croient que le déboisement sur une parcelle de terrain sur un aussi grand lac que le lacKénogami n’a pas d’effets se trompent. “À partir du moment où un propriétaire prend la liberté de déboiser la rive, tout le monde se sent autorisé à le faire.”