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L’APLK manque de bénévoles

Mardi 16 mai 2017

L’APLK manque de bénévoles.

L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) doit recruter de nouveaux bénévoles pour le sauver et le remettre sur pied, prévient son directeur Claude Collard.

M. Collard compte sur l’assemblée générale annuelle de l’APLK pour donner un nouveau souffle à l’organisme à but non lucratif qui a célébré ses 34 ans d’existence en février. L’assemblée aura lieu le dimanche 21 mai, à 10 h 30, à la salle communautaire de Lac-Kénogami, située au 3000 chemin de l’Église.

Lors de la dernière assemblée, cet automne, trois membres seulement s’étaient présentés. La faible participation a tiré une sonnette d’alarme auprès des responsables.

Claude Collard, qui a repris du collier à l’automne après quelques années d’absence de l’organisme, a travaillé, ainsi que d’autres membres, à faire la promotion de l’APLK et à tenter de recruter des bénévoles.

Attirer les jeunes

« On veut faire un virage, pour amener les jeunes à s’impliquer, pour que ce ne soit pas que des retraités qui s’impliquent. Les gens sont sensibles à la réalité des jeunes familles aujourd’hui. Les deux parents travaillent, et on veut les accommoder en faisant les réunions le soir, par exemple, et non le jour », a expliqué le directeur, en entrevue avec Le Quotidien.

Il convient que les nombreux dossiers pilotés par l’APLK, souvent complexes, comme le suivi depuis 20 ans des aménagements du lac Kénogami et de la rivière aux Sables, à la suite du Déluge, peuvent intimider les plus jeunes. Mais les bénévoles sont prêts à faire un transfert progressif de ces dossiers et à accompagner les personnes intéressées à siéger aux différents comités municipaux et ministériels dont fait partie l’APLK.

Le directeur espère que les efforts des derniers mois auront porté leurs fruits et que l’assemblée générale annuelle de dimanche attirera au moins 25 membres, même s’il aimerait bien y voir 200 membres.

L’APLK compte 900 membres. Une campagne intensive de signature de cartes avait été menée dans les environs de 2008, alors que le dossier de la prolifération des algues bleu-vert défrayait les manchettes et inquiétait les riverains à travers le Québec.

Les cartes de membre, au coût de cinq dollars, étaient alors valides à vie. Une mesure que les responsables de l’APLK pensent reconsidérer.

« Je crois que c’est une défaillance qu’il faut corriger. En ayant une cotisation annuelle, il y aurait plus de suivi et d’intérêts de la part des gens, et on pourrait offrir plus de services, ou avoir une permanence », a suggéré M. Collard.

Le directeur estime qu’une mobilisation des riverains au sein de leur association de protection de leur plan d’eau est d’autant plus importante, à la veille de la perte d’un conseiller municipal uniquement attitré au secteur de Lac-Kénogami.

En raison de la refonte de la carte électorale municipale, le district de Lac-Kénogami sera intégré au district 1, qui comprend une partie du centre-ville de Jonquière. « C’est une perte majeure, a-t-il déploré. Comment on va être représentés? Il va falloir aller voir les gens de Jonquière pour se faire entendre? »

Protéger la forêt et les bandes riveraines

Une dizaine d’années après avoir fait l’objet d’une mobilisation de la part de l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), le dossier de la protection de la forêt des alentours du lac Kénogami revient à l’ordre du jour.

Les riverains du lac Kénogami doivent suivre de près ce dossier pour assurer la protection du plan d’eau, prisé par les villégiateurs, mais qui est aussi une importante source d’eau potable de Saguenay, a souligné Claude Collard, directeur de l’APLK.

« Cet hiver, il y a eu des consultations du ministère de la Forêt pour faire des coupes, près du pont de la route des Bâtisseurs, à un ou deux kilomètres de la rivière Cascouia », a-t-il expliqué.

La protection de la végétation du horst de Kénogami, constitué d’une chaîne de collines sur lesquelles la dernière glaciation a laissé peu de sédiments, au nord du lac Kénogami, est essentielle pour assurer la bonne santé du plan d’eau, a-t-il insisté.

Le ministère s’intéresserait aussi à certains secteurs qui seraient affectés par la tordeuse des bourgeons de l’épinette. « Il faut faire attention, car avec le nouveau conflit commercial du bois d’oeuvre, les entreprises vont être encore plus intéressées à couper du bois le plus près possible, pour réduire leurs coûts. »

Bandes riveraines

La protection des bandes riveraines demeure toujours un enjeu suivi de près par l’APLK, qui sera aussi à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale annuelle.

Les riverains du lac Kénogami ont d’ailleurs reçu récemment une lettre de Saguenay leur interdisant de tondre la bande riveraine et d’épandre des fertilisants et des pesticides. « En 2007-2008, on parlait beaucoup des algues bleu-vert, et aujourd’hui il faut continuer de protéger la bande riveraine si on ne veut pas que ça se reproduise », a rappelé le directeur.