le lundi 2 mai 2016

Code d’éthique pour les usagers

Christine Boivin rappelle le travail des bénévoles

La conseillère municipale de Lac-Kénogami, Christine Boivin, tient à souligner le travail des bénévoles à l’origine d’un code d’éthique pour les usagers du plan d’eau, celui-ci ne concernant pas seulement la Ville de Saguenay, mais aussi la MRC du Fjord-du-Saguenay, ainsi que les municipalités de Larouche et d’Hébertville.

«Pour que ça marche, elles aussi doivent adopter le code en conseil au cours du prochain mois», affirme Mme Boivin, qui a accompagné l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), à l’initiative du projet, durant ses démarches depuis près d’un an. Saguenay doit entériner lundi midi le procès-verbal de la commission d’urbanisme, laquelle a déjà accepté le document qui vise à sensibiliser les villégiateurs pour créer un environnement sécuritaire et agréable.

«Les bénévoles ont mis beaucoup d’efforts et d’énergie, et là, tout le mérite semble aller au maire Jean Tremblay et au conseiller Luc Boivin qu’il a chargé du dossier. Comme élue, j’ai mis l’association en contact avec le comité d’urbanisme et les forces policières pour monter un code qui se tient», explique-t-elle. On peut y lire des indicatifs comme «réduire sa vitesse à l’approche de la rive et dans les baies» ou «utiliser un système prévenant les fuites lors du remplissage du carburant» pour les propriétaires d’embarcations motorisées.

Irrespect

Christine Boivin se désole que le travail des bénévoles reste dans l’ombre. «C’est un manque de respect.» Elle estime que ce n’est pasla première fois que l’administration Tremblay agit de la sorte. Le conseiller Luc Boivin assure en entrevue téléphonique qu’il ne veut pas «prendre le crédit» de cette réalisation et admet qu’il n’a pas encore eu le temps de rencontrer l’APLK.

«Le code est seulement une première étape. C’est un vœu pieux. Pour que les policiers aient vraiment le pouvoir de faire respecter les règles, il faut que la ville vote un vrai règlement, mais pour ça, le gouvernement doit nous donner un statut de gestion particulier», précise-t-il.