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Le Lac Kénogami et St-Cyriac
1825-1924
Thèse
:
PDF
(50Mo)
Par Louise Cantin (Sept. 1975)
Licence
des
lettres
de
l'université
Laval
Historique de la municipalité de
Lac-Kenogami

Nous vivons
trop dans les livres et pas assez dans la nature.
Anatole France

►Niveaux
& Débits◄
du lac
Kénogami

LOCALISATION
www.banderiveraine.com
Site très intéressant consacré exclusivement à la
conservation
et la restauration des bandes riveraines en milieu de villégiature.
Il est
tout de même alarmant de constater qu'à l'échelle cosmique, l'eau est plus
rare que l'or..
Hubert Reeves
Butord Americain

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A.P.L.K
(1983)
Association pour
la protection du
lac Kénogami |
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Journal
local |
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Signification
montagnaise
de Kénogami
"Lac long"
ou
"Eau en
longueur"
provenant
des racines
kino: long
et gami :
lac ou
liquide
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Quelques dossiers
défendus par l’APLK au cours des ans…
HISTOIRE DE L’A.P.L.K.
Au cours des siècles, les autochtones avaient fait des rives du lac
Kénogami un carrefour pour le commerce des fourrures et vers le milieu du
XIX ème siècle, les premiers résidents de descendance européenne s’y sont
établis dans un développement harmonisé jusqu’au début des années 20.
Puis, dans les années 1920, il y a eu la construction de barrages dans le
but de faire du lac Kénogami un réservoir afin de donner la possibilité aux
compagnies de papier d’augmenter la production d’électricité à proximité des
usines. Cette énergie devenant de moins en moins hydraulique et de plus en
plus hydroélectrique. Un relèvement du niveau des eaux du lac amena alors la
disparition du village de St-Cyriac en 1924.
Ce n’est qu’au début des années «40» que des villégiateurs s’aventurèrent au
développement touristique et récréatif du lac Kénogami. En 1948, une
corporation épiscopale reprit possession de l’église et recommença certains
services religieux en collaboration avec la paroisse St-Dominique de
Jonquière.
(été 1948, réouverture au culte de
l’église St-Cyriac après 24 ans de pause)
( photo archives famille Adrien
Cantin)
Pendant les années 1950 à 1980, à plusieurs occasions, les résidents et les
estivants se sont réunis en associations ou en regroupements afin de voir
s’il était possible d’avoir droit au chapitre au sujet du niveau du lac. Ils
se faisaient toujours répondre que ce lac est un réservoir et que les
compagnies ont des contrats et des ententes d’approvisionnement en eau et
que ces contrats sont en vigueur pour 50 ans (jusqu’en décembre 2005).
Au début des années
1980, le club Les Mariniers organisait toutes
sortes d’activités nautiques (compétitions de voile et de natation,
courses de canots,etc…) pendant la saison estivale. Soucieux de
développer l’aspect récréo-touristique du lac, ce groupe s’aperçoit
rapidement que la bonne volonté ne suffit pas et qu’il faut absolument un
niveau d’eau minimum pour organiser ces différentes activités. À leur
tour, ils décident de contacter les différents intervenants de la gestion du
lac. À partir de là, le ministère de l’environnement (MENVIQ) et les
compagnies productrices d’électricité ont dû prendre conscience qu’ils
n’étaient plus les seuls intéressés dans la gestion du lac Kénogami. Le club
Les Mariniers a donc tracé la voie pour la reconnaissance des intérêts des
riverains et des usagers quant à la gestion du niveau d’eau du lac Kénogami.
À la suite d’une année catastrophique pour le niveau du lac en 1982, les
riverains et les usagers décident de mieux s’organiser afin de faire valoir
leur point de vue et ce, de façon plus efficace,
l' A.P.L.K.
prend alors la
relève
des Mariniers : Lors de l’assemblée de fondation de l’A.P.L.K. le 22
février 1983, plus de 400 personnes assistent à cette réunion qui se tient à
la grande salle du conseil de l’ancien hôtel de ville de Kénogami et
deviennent membres de l’A.P.L.K.. Il est clair alors que la nouvelle
association peut constituer une force de pression crédible dans la défense
des droits et des intérêts des riverains et des usagers du lac Kénogami. Ces
intérêts ne concernent pas seulement le niveau d’eau du lac comme s’en sont
rapidement rendu compte les dirigeants de l’association mais aussi la
qualité de son environnement à tous les points de vue.
Malheureusement, comme ce fut le cas pour beaucoup d’autres au Québec, ce
magnifique plan d’eau a souffert de sa popularité. Depuis de nombreuses
années, il a fait l’objet de plusieurs vagues de convoitise. Mais nous,
comme propriétaires riverains jalousement entichés de ce coin de pays, nous
avons dû à l’occasion le défendre contre des attaques qui l’eurent défiguré
à tout jamais. Notre mission de protection nous a obligés, entre autres, à
mener des luttes contre ce qui nous semblait des atteintes à son intégrité.
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