le samedi 5 mars 2005

Sécurité des citoyens du lac Kénogami

Québec examine d’autres solutions

Jonquière – Le projet de construire un réservoir sur la rivière Pikauba est abandonné, mais le gouvernement libéral examine d’autres avenues pour assurer la sécurité des citoyens du lac Kénogami.

Voilà la précision apportée par l’attaché politique de la députée de Jonquière et ministre Françoise Gauthier, Jean-Sébastien Roy. Il répond ainsi aux commentaires émis par le conseiller de Saguenay Réal Godin, qui s’inquiétait dans Le Quotidien d’hier pour la sécurité des riverains.

« Le ministère des Ressources naturelles examine d’autres solutions, moins coûteuses mais aussi efficaces, pour régler cette situation. Nous sommes conscients qu’il faut faire quelque chose sans inonder une partie de la Réserve faunique des Laurentides », explique Jean-Sébastien Roy.

Ce dernier souligne que le projet de construction d’un réservoir, qui était de 170 millions $ en 1998, coûterait aujourd’hui 200 millions $. Il est persuadé qu’il est possible de régler le problème pour un montant moins élevé. Sans compter que pour ce type de projet, le gouvernement fédéral pourrait exiger des mesures d’atténuation importantes et coûteuses.

D’autre part, Jean-Sébastien Roy affirme qu’il a trouvé une autre preuve démontrant que les péquistes avaient laissé de côté le projet de construction lorsqu’ils étaient au pouvoir. Il s’agit de la signature, en octobre 2002, d’une entente entre le gouvernement et le Conseil de la nation huronne-wendat concernant la pratique des activités de chasse à des fins alimentaires, rituelles et sociales. Le territoire visé par cette entente inclut la Réserve faunique des Laurentides. Selon M. Roy, si le Parti québécois avait l’intention d’inonder une partie de ce territoire en construisant le réservoir, il n’aurait pas signé un tel traité trois ans avant la date prévue du début du projet. « C’est une autre preuve tangible que le dossier était demeuré lettre morte », affirme l’attaché politique.

Ce dernier tient par ailleurs à démentir l’information véhiculée par le conseiller Réal Godin selon laquelle le gouvernement et ElkemMétal seraient en négociations concernant le renouvellement du bail de la compagnie sur le lac Kénogami, qui vient à échéance le 31 décembre 2005.