le mercredi 26 octobre 2011

Déchets et détritus: pas de répit pour le lac Kénogami

Le problème de déchets sur le territoire du lac Kénogami est une situation qui perdure durant toute l’année, et Claude Collard, le président de l’Association de Protection du Lac Kénogami (APLK) tient à la dénoncer, puisque l’arrivée de l’hiver est loin d’offrir un répit à cette grande étendue d’eau.

Réagissant à un article publié dans la dernière édition du Courrier du Saguenay, qui rapportait que des quantités importantes de déchets étaient ramassées par des résidents du secteur, M. Collard a voulu s’insurger à son tour contre le manque de civisme de plusieurs résidents et plaisanciers. L’amateur de kayak qui pratique cette activité jusqu’en décembre, repêche lui aussi toutes sortes de cannettes et de déchets qui flottent sur le lac et se demande comment une telle situation peut se produire.

«Si moi je peux ramener un sac de déchets à bord de ma petite embarcation pourquoi les gens qui prennent place à bord de gros bateaux ou de pontons ne peuvent pas faire la même chose, dénonce M. Collard qui dit trouver des déchets même dans des endroits peu accessibles.

Une pêche… pas si blanche que ça

L’été est à peine terminé, mais M. Collard appréhende déjà l’arrivée des cabanes sur le lac, notamment dans la pointe ouest de l’Île Édouard et autres secteurs prisés par les amateurs.

«Lorsque les gens partent ou qu’ils changent d’endroit avec leur cabane, ils abandonnent sur place toutes sortes de débris: du bois traité, des bouts de planches, des morceaux de ciment, des déchets. C’est inadmissible. Je pense qu’il faudrait mieux contrôler les sorties des cabanes et voir à ce que leurs propriétaires (à qui on a délivré des permis) remettent les lieux en état après leur séjour. On ne peut pas mettre des poubelles et des conteneurs partout, poursuit le président de l’APLK qui ne veut pas être perçu comme la solution.

Pas des éboueurs

«On n’est pas les éboueurs du lac. Et c’est facile de savoir qui a laissé traîner ses déchets», prévient M. Collard.

Dénonçant ces mauvaises habitudes, Claude Collard rapporte que des gens qui ont squatté le secteur du Lac Kénogami, il y a plusieurs années. Ils ont peut-être conservé de mauvaises habitudes.

«Et durant l’été, ce sont souvent ces mêmes personnes qui vont se plaindre qu’il y a du bois qui traîne sur le lac, quand ils sont en bateau», termine M. Collard, qui espère contribuer à sensibiliser les gens à ce problème récurrent.