le mardi 26 août 2008

Creusage de la rivière aux Sables

Le projet sera revu et corrigé

JONQUIÈRE – Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec entend modifier significativement le projet de creusage du seuil de la rivière aux Sables et repousse à l’automne 2009 les travaux qui devaient débuter cet automne dans le secteur de Saint-Cyriac et qui nécessitent des investissements de l’ordre de 15 millions$.

Depuis que les techniciens et ingénieurs évaluent les différentes facettes du creusage du seuil de cet émissaire du lac Kénogami, les avis divergent sur la nécessité de remplacer l’actuel pont qui enjambe la rivière sur le chemin Saint-Dominique en amont de CÉPAL. Le concept à l’étude est soumis au ministère des Transports du Québec puisqu’il nécessite la construction d’un nouveau pont.

Capacité

Lors de l’annonce initiale du projet, les ingénieurs voulaient conserver le pont actuel et augmenter la capacité de débit du goulot d’étranglement en creusant en profondeur un tronçon de la rivière. Ce choix de concept obligeait à conserver la pile centrale de la structure actuelle du pont.

Selon les informations transmises par le ministère au cours des derniers jours à différents groupes, le pont actuel serait tout simplement démoli et remplacé par un nouveau pont. Le pont de 40 mètres serait remplacé par une nouvelle structure de 50 mètres. Le ministère utilisera des poutres d’acier qui permettront de relier les deux rives sans pile centrale.

Élargissement

L’élargissement du pont va permettre de diminuer le creusage du lit de la rivière de façon significative.

L’enlèvement de la pile centrale est un autre élément qui permet d’éliminer une barrière à la capacité d’évacuation de la rivière de plusieurs dizaines de mètres cubes/seconde.

À moins d’une surprise ou d’éléments inconnus dans le sol, cette solution n’aurait pas d’impact sur la facture globale du projet d’augmentation du débit de la rivière puisque les coûts de creusage sont transférés aux coûts de construction du nouveau pont. En mars 2008. le gouvernement confiait à la firme Génivar un mandat de 4,1 M$ pour la préparation des devis techniques du projet. Il était alors prévu d’entreprendre les travaux cet automne.

Le gouvernement avait manifesté son intention de préparer le site des travaux pour 2007 en vue d’aller de l’avant pendant l’année 2008-2009. Le gouvernement fédéral a quant à lui accordé les autorisations environnementales à la fin de 2007.

Débit augmenté

La Commission scientifique et technique sur les barrages dirigée par l’ingénieur Roger Nicolet avait recommandé au gouvernement du Québec de prendre des actions visant à augmenter la capacité d’évacuation des deux émissaires du lac Kénogami.

La capacité maximale d’évacuation au moment des événements en 1996 était de 460 mètres cubes/seconde et elle n’a pas changé depuis.

Dans un rapport d’expertise réalisé à la demande du gouvernement, toujours dans l’optique d’augmenter la capacité d’évacuation, Hydro-Québec a proposé, dans un rapport déposé au début des années 2000, de creuser le seuil de la rivière aux Sables pour porter la capacité totale d’évacuation du lac Kénogami à 960 mètres cubes/seconde.

Ce débit permettra d’écrêter des crues printanières majeures tout en limitant les dommages en bordure de la rivière. Ce projet est intégré dans un plus vaste plan de modernisation et de rehaussement des différents ouvrages de retenue du lac Kénogami.

Le bureau des audiences publiques sur l’environnement du Québec avait donné le feu vert aux solutions proposées par Hydro-Québec avec comme ouvrage principal la construction d’un réservoir pour écrêter les crues printanières dans la vallée de la rivière Pikauba dans la Réserve faunique des Laurentides.