le jeudi 25 novembre 2004

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Lac Kénogami: le bon moment pour agir

En novembre 2002, le lac Kénogami a fait la manchette. Un bas niveau historique nous révèle alors le panorama désertique des rives.

En plus de cette véritable pollution visuelle, les mois suivant allaient nous révéler les conséquences d’une gestion automnale déficiente: le gel en hiver d’une grande partie des rives habituellement protégées par une épaisse couche de glace; l’abaissement de la nappe phréatique, qui occasionnera des problèmes d’alimentation en eau à certains résidants du secteur Cascouya; un niveau du lac en avril qui donnera des sueurs froides aux responsables de la gestion de l’eau potable de la ville de Saguenay; l’arrêt de la production d’électricité par ElkemMétal beaucoup plus tôt à la fin de l’hiver.

Ce sont là quelques exemples de ce qui se passent quand on laisse la gestion dans les mains d’une compagnie motivée par le seul aspect financier.

Un record

En novembre 2004… Cette fois, pas de manchette mais le bas niveau de 2002 vient de passer à l’histoire.

L’année 2005 nous amène le renouvellement du bail d’Elkem. La solution est à porté de main, à savoir le rapatriement de la gestion effective du lac et de son potentiel énergétique par le gouvernement. Le nom du ministère qui se verra confier la tâche n’est pas important, ce qui l’est, c’est l’autorité qui va avec le mandat.

Au cours des 70 dernières années, les différents ministères qui géraient le lac avait les mains liées par des baux qui donnaient le pouvoir effectif à Elkem et à ses prédécesseurs.La ville de Saguenay ne peut pas regarder passer le train, elle doit intervenir. Elle a une responsabilité civique face aux riverains et aux résidants de Laterrière.

Interventions ponctuelles

On assiste depuis les dernières années à des interventions ponctuelles au niveau politique pour corriger certains excès de gestion.

La dernière nous a donné un niveau acceptable pour le mois de septembre. C’était intéressant pour l’environnement; la beauté de la chose, c’est que Elkem n’a pas perdu un kilowatt.

Il y a moyen de gérer sans que personne se sente lésée dans ses droits, fussent- ils environnementaux ou économiques.

Yves Vaillancourt,
Saguenay.