Le Progrès-Dimanche,  24 Juillet 2005

Fosses septiques des bateaux

La vidange reste problématique

LAC KÉNOGAMI (RB) – La majorité des propriétaires de bateaux du lac Kénogami déversent le contenu de leur fosse septique dans le lac depuis de nombreuses années sans que personne ne se plaigne.

«Les plaisanciers vont généralement se virer près du barrage du Portage-des-Roches, à Laterrière, et vident leur merde dans le lac qui se déverse dans la rivière Chicoutimi, juste en bas du barrage. Il y a un service de vidange à la Chapelle, dans le secteur de Cyriac, mais outre les bateaux du secteur, peu de gens l’utilisent», dénonce Jacques McCarthy propriétaire de la marina du Club des retraités Price.

«Ville de Saguenay installera un système de vidange pour les fosses septiques des bateaux aux installations de notre marina», fait savoir le propriétaire d’une des rares marinas privées de la région. «Un tel système exige un investissement de 10 000 $. Je n’ai pas les moyens d’investir dans ce genre de structure sachant que les plaisanciers refuseront de payer 10 $ pour vidanger leur bateau. Ce service doit être gratuit, comme à la chapelle, sinon les gens continueront de déverser leurs déchets fécaux au Portage-des­Roches», soutient Jacques McCarthy qui compte 97 bateaux à ses quais.

Patrouille policière

Pour ce qui est de la présence policière sur le plan d’eau, le propriétaire de la marina se dit très heureux de cette démarche. «C’est une bonne affaire d’avoir des policiers sur l’eau. Ça peu peut-être aider à éduquer le monde qui va trop vite dans les baies et qui longe les rives à grande vitesse. Les pro­priétaires de bateau ne sont pas toujours conscients qu’ils sont responsables de leurs vagues. Les plaisanciers doivent faire montre de courtoisie quand il rencontre des gens en canot ou en kayak et surtout ralentir quand ils sont près des berges. Les vagues causent de graves dommages aux rives, fait remarquer Jacques McCarthy. Je suis bien d’accord avec le règlement des 10 kilomètres à l’heure à 50 mètres des berges, confie-t-il.

«La fin de semaine on compte pas moins de 1500 à 2000 bateaux, sur le lac Kénogami. « Ça commence à faire du trafic », lance celui qui ne voit pas de ralentissement de cette activité, malgré la hausse du coût de l’essence. «Les gens vont brûler jusqu’à 200 $ d’essence la fin de semaine sans dire un mot car c’est une activité de loisir», soutient le vendeur d’essence qui se réjouit de la vague de beau temps qui s’abat sur la région depuis le début de l’été.