le Dimanche 24 janvier 2010

Bail liant Elkem et Québec pour l’utilisation du lac Kénogami

Paul Ruel exige de la souplesse

Chicoutimi – Le président du Comité de bassin du lac Kénogami, Paul Ruel, demandera à Québec d’inclure un mécanisme de modification du plan de gestion à l’intérieur du bail d’allocation hydraulique de la rivière Chicoutimi que s’apprête à signer Elkem Métal Canada.

Il était spécifié la semaine dernière dans le Progrès-Dimanche que les dirigeants de l’usine de production de ferrosilicium étaient sur le point de renouveler le bail avec Québec, qui est échu depuis le 31 décembre 2005. Le bail précédent était de 50 ans et celui qui est sur la table actuellement serait d’une durée de 25 ans, avec une option pour 25 années additionnelles.

Un point majeur qui touche les résidants autour du lac Kénogami est l’inclusion du plan de gestion, instauré en 2006. Celui-ci limite la sortie d’eau du lac vers la rivière Chicoutimi à 20 m3 par seconde, comparativement à 28 auparavant. Le débit précédent pouvait grandement assécher le lac, privant les villégiateurs de la jouissance du plan d’eau. Elkem tire 80% de son énergie de l’hydroélectricité qu’elle produit.

Paul Ruel indique que Québec l’avait assuré que le plan de gestion serait réévalué au cours des prochaines années. « On veut qu’il y ait une possibilité de faire des changements dans le bail. On ne veut pas être pris comme sur l’ancien », exprime M. Ruel. Il cite les changements climatiques comme raison pour devoir inclure une souplesse dans le plan de gestion.

Le comité doit se réunir jeudi prochain et cette demande sera à l’ordre du jour.

Le président de l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), Claude Collard, sera également présent à cette réunion. « Il avait été convenu que la population serait consultée », rappelle-t-il. M. Collard est satisfait du plan de gestion, mais il estime que les citoyens auraient dû être tenus au courant du processus de négociation.

Une représentante du gouvernement assistera également, comme elle le fait à chaque réunion. Il s’agit de Julie Lafleur du Centre d’expertise hydrique du Québec.