le mercredi 20 mai 2009

Analyse de l’eau du lac Kénogami

Les résultats n’inquiètent pas le ministère

CHICOUTIMI – Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) ne s’inquiète pas outre mesure des résultats d’analyse de l’eau du lac Kénogami. L’état d’eutrophisation n’est pas considéré comme étant élevé pour le moment, même si le lac n’est propre qu’à 75%.

« Le phosphore est toujours présent dans la nature, soutient Louis Roy, biologiste au MDDEP et responsable du Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSV-lacs), organisme responsable de l’analyse de l’eau. Il y a une quantité de matières nutritives qui provient de la nature, et l’autre de l’activité humaine. L’érosion, l’utilisation d’engrais, un traitement d’eaux usées inefficace, entre autres choses, peuvent augmenter la quantité de phosphore dans un cours d’eau. Il y en a toujours une légère quantité.

« Cependant, son statut oligo-mésotrophe nous donne un signal qu’effectivement, il se passe quelque chose en matière d’enrichissement naturel et le lac commence à être relativement nourri. »

M. Roy n’est pas en mesure de dire si cette situation est réversible pour le lac Kénogami, puisque tout dépend de l’apport naturel du phosphore. Mais une telle analyse serait possible à long terme. « Nous ne pouvons pas savoir à quel point la nature est responsable de ce niveau d’eutrophisation, puisqu’il n’y a pas de données historiques. Si c’était le cas, nous pourrions savoir si le niveau de matières nutritives a augmenté ou diminué. Et s’il augmente, il y a des bonnes chances que ce soit en raison de l’activité humaine. Cependant, c’est une étude qui pourrait se faire à long terme », souligne M. Roy.

Rappelons que dans la dernière édition du Progrès-Dimanche, l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) faisait part de son inquiétude face aux résultats de l’analyse du RSV-lacs.