le dimanche 2 octobre 2011

Statut d’aire protégée pour le territoire de Lac-Kénogami

L’APLK souhaite l’appui du milieu

Lac-Kénogami – L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) revient à la charge avec son projet de création d’une aire protégée.

Abandonnée en 2007, la démarche visant l’obtention de ce statut particulier auprès du gouvernement provincial dans le but d’assurer la sauvegarde d’une partie du territoire pourrait bientôt être relancée. Le sujet fera l’objet de discussions aujourd’hui, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de l’APLK. Président de l’organisme, Claude Collard précise que les citoyens de Lac-Kénogami auront l’occasion d’assister à la version sommaire d’une présentation livrée aux élus de Saguenay il y a quelques mois. Selon Claude Collard, le maire Jean Tremblay s’est montré favorable à la protection d’une partie du territoire. Vu la délicatesse du dossier, l’APLK a été mandatée pour porter le flambeau et sensibiliser les intervenants régionaux à l’importance de préserver la forêt située au pourtour du lac Kénogami.

« Ce qu’on veut faire, c’est un peu à l’image de ce que New York a fait. Il faut prendre des mesures pour protéger la source d’eau et assurer sa qualité. Pour en arriver là, il faut soit obtenir le statut d’aire protégée ou développer le concept de forêt de proximité. On sait qu’avant d’accéder à ce niveau, il y a beaucoup de travail à faire et on risque de rencontrer de l’objection sur le chemin. C’est possible que certains intervenants régionaux ne soient pas prêts », convient Claude Collard.

Forêt de proximité

Si l’APLK préconise l’aire protégée, le regroupement évalue également les avantages de l’implantation du concept de forêt de proximité. Claude Collard précise que cette option permettrait aussi de limiter l’exploitation forestière dans un rayon d’environ 50 kilomètres autour du cours d’eau.

« Le bois cultivé ne pourrait être utilisé que pour des projets de première et deuxième transformation. On n’est peut-être pas tout à fait prêts pour avoir une forêt de proximité maintenant, mais c’est quelque chose d’intéressant pour le futur. Il faut sortir de cette dépendance que nous avons envers la grande entreprise », martèle le président de l’APLK.

Le responsable réitère le désir de son organisme de « monter un dossier solide » afin de travailler en concertation avec le milieu régional.

« On a repris le dossier en main parce qu’il y avait des craintes au niveau politique. C’est à nous d’aller chercher l’appui des autres et de vendre notre idée. Il faut absolument éliminer les coupes à blanc de notre vision d’avenir », enchaîne Claude Collard.