Mercredi 19 Octobre 2005

Saguenay réclame la gestion du lac Kénogami

Le maire Jean Tremblay estime que Québec n’a jamais réglé les problèmes vécus lors des inondations de 1996.

Jean Tremblay juge inefficace la gestion à distance de ce plan d’eau. Il ne croit pas non plus que le creusage du seuil rocheux de la rivière aux Sables, comme le propose la ministre Françoise Gauthier, permette de se passer d’un nouvel ouvrage de retenue sur la rivière Pikauba, en amont du lac Kénogami. Plus ça change plus c’ est pareil, affirme Jean Tremblay. En juillet 1996, il avait fallu 48 heures pour que les gestionnaires du lac Kénogami, en poste à Québec, réagissent et télécommandent l’ouverture des vannes.

Cette fois, c’est encore le même scénario qui se répète, estime le maire qui se dit choqué par le fait qu’il n’y a pas moyen de parler aux fonctionnaires chargés de la gestion du lac Kénogami: « Ce sont des fantômes à Québec. Qui décide? Le nom qu’ils t’ont donné, ça a l’air qu’il ne travaille plus là. C’est un autre [qui le remplace]. On ne les trouve plus ces gens-là », déplore le maire.

Solution

Une des solutions, estime le maire, serait que la ville de Saguenay prenne en charge la gestion du lac Kénogami. Selon lui, on n’aurait pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour savoir qui est la personne responsable de ce dossier.

Jean Tremblay réitère, qu’en plus de la gestion locale du plan d’eau, il faut aussi construire le barrage sur la rivière Pikauba qui, estime-t-il, est la seule façon d’empêcher le débordement du lac Kénogami. Le maire Tremblay soutient, par ailleurs, que le creusage de la rivière aux Sables engendrerait d’autres problèmes, notamment d’érosion. On estime que ce projet permettrait d’évacuer davantage d’eau en période de crue, et ce, pour 15 fois moins cher que la construction d’un barrage en amont du lac Kénogami.