Mercredi le 19 Octobre 2005

Rivières: les niveaux baisseront bientôt

Même si la rivière Chicoutimi déborde légèrement depuis hier et que la rivière aux Sables est fortement sollicitée, le Centre d’expertise hydrique du Québec croit que le pire sera passé à compter de demain. Dès lors, la pression exercée par les précipitations qui frappent le Saguenay depuis quelques jours diminuera pour la peine.

«Les évacuations effectuées sur les deux rivières sont assez importantes. On a atteint le seuil mineur d’inondation, qui est de 150 mètres cubes à la seconde sur la rivière aux Sables et de 255 sur la rivière Chicoutimi. Sur cette dernière, des terrains ont pu être inondés, sans toutefois que ça provoque des dégâts majeurs», décrit Pierre Aubé, directeur de l’expertise hydrique et de la gestion des barrages publics. Interviewé en fin d’après-midi, hier, il a ajouté que les prévisions météorologiques laissaient entrevoir des précipitations relativement faibles, quelque chose comme cinq millimètres dans les jours à venir. C’est pour cette raison qu’on peut anticiper une diminution sensible des évacuations à partir de demain. Parce que le niveau du lac Kénogami, lui même gorgé d’eau provenant du parc des Laurentides, devrait baisser. Toujours hier, il s’élevait à 164 mètres, ce qui dépasse un peu la cote marginale, fixée à 163,7 mètres. «À 164 mètres, il n’y a pas de conséquences pour les propriétés riveraines, assure Pierre Aubé. Il y a moyen de gérer ça. Le maximum sera atteint mercredi midi, puis ça va se stabiliser. Quant à la descente du lac, elle se fera à compter de jeudi.»

Maître de la situation

S’agissant des apports d’eau, de tout ce que le parc des Laurentides déverse dans le lac Kénogami, que ce que laissaient entrevoir les prévisions (on parlait de 560) et il ne faudra pas attendre longtemps avant d’assister à un tassement significatif. «On va descendre à 380 mercredi, puis à 280 jeudi», annonce Pierre Aubé. Au total, 110 millimètres de pluie se sont abattus sur le Saguenay, depuis la fin de semaine. La crue qui en a résulté a pu inquiéter les riverains, mais pas l’équipe du Québec, qui assure la gestion des barrages de Pibrac et Portage-des-Roches. Elle a été plus occupée qu’à l’accoutumée, ce qui ne l’a pas empêchée de rester maître de la situation, assure-t-on. «J’ai des ingénieurs en poste 24 heures sur 24. Ils ont des prévisions hydrographiques à leur disposition, ainsi que du personnel sur le terrain. De leur côté, nos techniciens qui s’occupent des deux barrages ont exécuté leurs demandes et apporté du « feedback », rapporte Pierre Aubé. Compte tenu de la pluie qui est tombée, on a minimisé les conséquences.»