le lundi 19 juillet 2004

Lacs et rivières font l’objet d’une surveillance constante

À l’instar d’Alcan, qui doit ouvrir les vannes de ses barrages en raison du niveau de ses réservoirs, le ministère de l’Environnement doit aussi effectuer une gestion serrée de ses installations.

Juin a été un mois record de précipitations et juillet a aussi été humide jusqu’à maintenant. Cette situation oblige la plus grande vigilance autour des réservoirs.

La rivière Chicoutimi, en aval du barrage Portage-des-Roches, et la rivière aux Sables, en aval de Pibrac, ont toutes deux dépassé leurs débits historiques pour certains jours de la fin de juin et du début de juillet. Toutefois, tout s’est fait sans douleur, comme l’explique Julie Lafleur, ingénieure au service hydrique du ministère de l’Environnement : «  On a quand même maintenu les niveaux normaux d’exploitation et il n’y a pas eu d’inondation à l’aval des réservoirs.  »

Il faut dire que la gestion est plus aisée depuis qu’il y a des surveillants à plein temps, tant à Portage-des-Roches qu’à Pibrac. Cela évite les retards quand vient le temps de prendre des décisions, une lacune relevée lors de la commission Nicolet, qui avait suivi le déluge de 1996.

Comme le précise Julie Lafleur, ça évite de devoir vider le réservoir par mesure préventive, sans savoir ce qui arrivera d’ici l’hiver : «  On ne peut pas présager ce qui va se passer à l’automne. Ça peut être un automne sec, comme ça pourrait être un automne encore pluvieux. Le présent n’est pas du tout garant de l’avenir.  »

Il reste maintenant à savoir ce que le gouvernement du Québec fera du projet de barrage sur la rivière Pikauba, en amont du réservoir Kénogami. Ce projet a été entériné par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, mais les libéraux tardent à donner leur accord.