Dimanche le 17 juillet 2016

Après le déluge: les grandes actions posées pour améliorer la sécurité

AMÉLIORATIONS.

À la suite du déluge de 1996, le comité provisoire du lac réservoir Kénogami avait été créé, au début de 1997, après le dépôt du rapport Nicolet.

Son objectif était d’analyser la problématique associée à la gestion des crues du lac Kénogami et de proposer les solutions.

En 2003, l’organisme est devenu le Comité du bassin du Lac Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux Sables.

Son président, depuis sa création, Paul Ruel nous fait un portrait des grandes actions posées afin d’éviter un déluge comme celui vécu en 96.

Plusieurs critères

« Tous les choix qui ont été faits étaient basés sur une grille de quatre critères, soit la sécurité publique, l’impact environnemental, l’impact social et l’impact économique », énumère M. Ruel.
Ainsi, après analyse, quatre projets ont été mis en place.
D’abord, immédiatement après le déluge, les évacuateurs ont été modernisés et l’automatisation des pelles des barrages avait été réalisée.
La première recommandation du comité a été la mise en place d’un système de gestion prévisionnelle.
« Autrement dit, il y a eu de nouveaux appareils dans le parc des Laurentides, en plus de notions de météo plus précises. On a également fait baisser le lac Kénogami d’un pied et demi », a expliqué M. Ruel.

Autres recommandations

Le système d’alerte a été mis en place. Alors qu’au départ, la tâche revenait au Centre d’expertise hydrique du Québec, c’est la Ville de Saguenay qui l’a pris en charge.
« S’il y avait un déluge comme en 96, aucune vie ne serait en danger. Avec les zones inondables connues, ils savent qu’à tel moment, ils doivent évacuer tels groupes de personnes », a précisé le président du comité.
Il y a également eu un investissement de 35 M$ pour le rehaussement des digues et barrage autour du lac Kénogami, qui fait en sorte que si une grande quantité d’eau arrive dans le lac, elle va sortir par les rivières. Les risques de débordement sont quasi nuls.
En quatrième, il y a eu le creusage de la rivière aux Sables, pour 15 M$, afin d’augmenter la capacité d’évacuation de 170 m³ à 650 m³, ainsi que le pont qui a été refait à la hauteur de Cépal.

Finalement, deux autres recommandations n’ont pas encore été appliquées, soit la création du réservoir Pikauba et des ajustements du côté de la rivière aux Sables.
« Le niveau de sécurité actuel est très acceptable et ne nécessite pas la construction du réservoir pour le moment ».
Sinon, la centrale d’Hydro-Jonquière et un pont de Rio Tinto pourraient être endommagés en cas d’un nouveau déluge.—