le Dimanche 17 janvier 2010

Échu depuis le 31 décembre 2005

Le bail de la rivière Chicoutimi signé bientôt

Chicoutimi – (PG) – Échu depuis le 31 décembre 2005, le bail d’allocation hydraulique de la rivière Chicoutimi d’Elkem devrait être bientôt signé. Et ce dernier devrait entraîner des coûts annuels supplémentaires de 500 000$ à l’entreprise.

« Tout est pas mal réglé, révèle Jean Villeneuve. Le gouvernement est à finaliser l’écriture du contrat. »                    (sera finalement signé en mai 2011 selon cet autre article ici)

Du côté de l’attaché de presse de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, le son de cloche laisse croire au bon déroulement. « Les discussions vont bon train. Mais il n’y a pas encore de date de signature », indique Christian Tanguay, sans pouvoir s’avancer plus loin sous prétexte que les négociations se déroulaient encore.

Selon Jean Villeneuve le processus a été très long, car les pourparlers ont débuté en 1997. Le nouveau bail se signera donc quatre ans après l’échéance du précédent.

« Mais le bail ne nous est pas donné. Le gouvernement demande des investissements. On devait investir quelque 50 millions entre 2005 et 2015. Mais le gouvernement a accepté les investissements faits depuis 1997. Il nous reste environ 6-7 millions. Nos taxes sont aussi passées de 1 M$ à 1,5 M$. Ces taxes sont payées aux ministères des Ressources naturelles et de la Faune et celui de l’Environnement », explique M. Villeneuve.

L’autre nouveauté principale de l’entente est l’inclusion du nouveau plan de gestion du niveau d’eau du lac Kénogami. Avec celui-ci, la sortie d’eau du lac Kénogami destinée à la rivière Chicoutimi est limitée à 20 mètres cubes par seconde. Le bail précédent imposait un apport d’eau minimum de 28 m3. « Depuis le plan de gestion, on n’en entend plus parler. Mais il risque d’avoir encore des étés difficiles », avoue-t-il.

La centrale, située derrière la Pulperie, fonctionne ainsi à 50% durant les mois de restriction. Cette situation implique des débours supplémentaires de 150 000$.

L’usine produit du ferrosilicium et 80% de l’électricité nécessaire provient de la centrale.

« Mais les coûts de transport mangent en grande partie l’avantage hydroélectrique », calcule-t-il. Selon lui, la compagnie fait des profits. D’où la capacité d’en redonner à la communauté.