le Dimanche 16 septembre 2007

Aire protégée au sud du lac Kénogami

Le projet tombe à l’eau

JONQUIÈRE – Le projet de création d’une aire protégée au sud du lac Kénogami tombe à l’eau.

Au printemps dernier, le conseiller municipal Paul-Roger Cantin et l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) souhaitaient que le gouvernement protège une large partie de territoire située entre les routes 169 et 175. Après avoir rencontré le ministre du Développement durable et des Parcs en mars, les parties impliquées changent leur fusil d’épaule. M. Cantin explique qu’au terme d’une longue réflexion menée en concertation avec des représentants de la MRC du Fjord du Saguenay et de certaines compagnies forestières, il serait désormais plus approprié de transformer le vaste territoire en aire « négociée ».

« Nous avions fait une demande auprès du ministère de l’Environnement pour la création d’une aire protégée pour arrêter la coupe à blanc dans ce secteur. Mais on s’est rendu compte qu’on se tirait dans le pied et que ça nous arrêtait dans nos projets de développement », a fait valoir Paul-Roger Cantin, dans le cadre d’une entrevue téléphonique.

L’échevin jonquiérois, qui a réussi à faire asseoir tous les intervenants concernés autour d’une même table, favorise désormais le développement récréotouristique pour la zone sud du plan d’eau, entre Hébertville et Laterrière. Une corporation formée d’élus, de représentants de la MRC et de Produits forestiers Saguenay (PFS) devrait bientôt voir le jour. L’organisme aura pour principal but d’examiner le potentiel du territoire et d’élaborer des projets axés sur le tourisme.

Si rien de concret ne figure présentement dans les cartons de Paul-Roger Cantin, le conseiller est convaincu que les possibilités sont innombrables pour cette portion de territoire. Il met en relief le fait que le lac Kénogami représente un véritable joyau et qu’il serait facile de développer des activités liées au plan d’eau. À titre indicatif, Paul-Roger Cantin parle de pistes cyclables et de sentiers destinés aux véhicules hors route.

Une réunion est prévue à la fin du mois d’octobre afin de discuter d’éventuels projets.

Algues bleues

Dans un autre ordre d’idées, le conseiller Cantin demande à Saguenay de débloquer des fonds pour prévenir la prolifération d’algues bleues dans le lac Kénogami. Jusqu’ici épargné par les cyanobactéries qui ont pris d’assaut plusieurs cours d’eau de la province au cours de l’été, le lac doit être tenu à l’abri du phénomène. Pour ce faire, Paul-Roger Cantin juge impératif que la ville investisse dans la fourniture de plantes et d’arbustes aux citoyens riverains. Il juge également important qu’une ressource soit mise à la disposition des résidents dont la propriété est située sur les berges du lac afin de les informer des mesures à prendre s’ils souhaitent reboiser.

« Ce n’est pas une grosse partie du lac qui est à risque parce que seulement 5 à 10 pour cent des rives sont habitées. Le reste est à l’état vierge. Même si nous ne sommes pas touchés, il faut quand même sensibiliser la population et lui expliquer qu’il faut prendre des actions », élabore M. Cantin.

Enfin, le lac Kénogami est demeuré à un niveau acceptable tout au long de l’été, soit à environ 113 pieds. Paul-Roger Cantin souligne qu’aucun citoyen n’est entré en contact avec lui pour se plaindre du niveau de l’eau, contrairement aux années précédentes.