le Dimanche 15 avril 2012

Protection du site de pêche blanche de Lac-Kénogami

Collard pointe un manque de volonté politique

Lac-Kénogami – Il y a un véritable manque de volonté politique de régler une fois pour toutes les problèmes de pollution sur le site de pêche blanche de Lac-Kénogami. Saguenay doit mettre ses culottes et donner un mandat clair à la Société d’aménagement de la Rivière-aux-Sables (SARAS) quant aux mesures à implanter pour assurer la propreté des lieux de manière définitive.

Voilà l’opinion émise par Claude Collard, un citoyen de Lac-Kénogami las « d’entendre le violon d’un politicien qui n’en a que pour la SARAS », relativement à la gestion des activités du cours d’eau. L’ancien président de l’APLK, qui est toujours membre de l’organisme même s’il ne siège plus au conseil d’administration, fait ainsi référence aux récentes sorties publiques du conseiller municipal Paul-Roger Cantin. Par l’entremise du Progrès-Dimanche, il y a quelques semaines, l’échevin s’est dit outré de la négligence des pêcheurs dans le secteur de l’île Édouard, lesquels ont laissé les lieux dans un bien piteux état. La semaine suivante, Paul-Roger Cantin s’exprimait une seconde fois à travers les pages du journal pour signifier qu’une opération nettoyage avait eu lieu. Il saluait, au passage, le travail de la SARAS.

Ces textes ont agacé Claude Collard. Il affirme que les éléments rapportés ne traduisent pas la réalité et en disent bien peu sur les moyens qu’entend prendre Saguenay pour remédier à une problématique qui dure depuis trop longtemps.

« Ça fait longtemps que je demande qu’il y ait des interventions au sujet de la pêche blanche. Je regarde le côté politique et je me demande ce qu’on fait vraiment pour régler le dossier. Je ne vois pas de vraie volonté et il y a une inaction politique. Les gens de la SARAS devraient avoir un meilleur contrôle. Il faut qu’on surveille, qu’on sensibilise et qu’on émette des sanctions à ceux qui ne respectent pas les règlements en vigueur », martèle Claude Collard, un adepte du « air kyte » et utilisateur du lac sur une base quotidienne en période hivernale.

Fiasco

Selon le riverain, la SARAS, une corporation gérée par Saguenay, possède toutes les caractéristiques d’un véritable fiasco. Il dénonce le fait que des gens payés par la Ville aient du mal à encadrer les activités de pêche blanche à Lac-Kénogami.

« Ça fait des années que je demande que les sites soient nettoyés et que de la prévention soit faite. Ce n’est pas normal que ce soit des bénévoles et des membres de l’APLK qui fassent ce travail. Où est la compétence de la SARAS? » s’interroge Claude Collard. Le citoyen déplore du même souffle les « excuses » invoquées par divers intervenants pour justifier le report d’activités de nettoyage printanières.

« Quand on a dit qu’on ne pouvait pas se rendre au site de pêche blanche pour des raisons de sécurité à cause de la fonte, il y avait des gens sur les glaces qui débarquaient leur cabane », fait-il remarquer. Il ajoute qu’une vieille remise se trouve prise dans les eaux du lac, dans le secteur Pikauba, le tout au vu et au su de la SARAS depuis environ deux ans. Rien n’a été fait, soutient-il, pour retirer les décombres.

Enfin, Claude Collard dresse un parallèle entre le site de pêche blanche de l’île Édouard et ceux de La Baie. Il constate avec désolation que le petit village jonquiérois paraît bien mal aux côtés de celui de Grande-Baie.

« Je regarde la façon dont le dossier de la pêche blanche est encadré à La Baie et je remarque qu’ils font une  »job » impressionnante. C’est extraordinaire le travail qu’ils font pour ramasser et pour prendre des précautions pour protéger la rivière », met en relief Claude Collard.