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Étude de crue de la Rivière-aux-Sables

20 ans après le déluge, Saguenay veut connaitre l’impact qu’aurait une crue aussi forte que celle de 1996 sur ses installations dans le secteur de Jonquière.

Une firme a été mandatée pour en faire l’analyse sur la Rivière-aux-Sables. La firme Tetra Tech de Jonquière a reçu le mandat de l’analyser pour une somme de 200 000 $.

« On veut évaluer les impacts. Savoir ce qui pourrait arriver à nos installations et quels pourraient être les coûts pour remédier à la situation,» explique le porte-parole de Saguenay, Jeannot Allard.

En 1996, la Rivière-aux-sables n’avait pu absorber une crue de 650 mètres cubes à la seconde. La minicentrale de Jonquière avait alors été détruite par le Déluge. L’équipement d’Hydro-Jonquière avait été reconstruit au coût de 4M$ avec une capacité d’évacuation améliorée. Depuis la fin de 2013, des travaux de creusage effectués par Québec auraient rendu le cours d’eau capable de prendre une crue maximale de 650 mètres cubes.

« Les travaux de creusage qui ont été faits devraient protéger les riverains aux abords de la Rivière-aux-sables », indique M. Allard.

Mais est-ce le cas pour les équipements municipaux de Saguenay ? Est-ce que la minicentrale, mais aussi les parcs, les sentiers et les quais seraient endommagés ? Surtout que les experts se demandent si la crue de 1996, qu’on ne devait voir qu’aux 10 000 ans, n’aurait pas plutôt tendance à se reproduire sur une période beaucoup plus courte.

« C’était une crue qui était considérée comme déca millénaire. Maintenant, ces données-là sont en train d’être révisées. Ça pourrait arriver que ça change. »

La récurrence révisée d’une crue comme le Déluge explique l’intérêt de Saguenay à savoir rapidement l’impact d’un débit si fort dans la Rivière-aux-Sables. Les résultats de l’étude sont attendus à la fin de l’été ou à l’automne.