Samedi 10 Septembre 2005

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Lac Kénogami: ne pas se tirer dans le pied

Si la compagnie Elkem Metal ne veut pas être le bouc émissaire du niveau bas du lac Kénogami, il n’est pas acceptable qu’elle repousse le problème ailleurs et qu’elle veuille que le gouvernement remonte le niveau maximal du lac à 115 pieds.

La compagnie a une responsabilité dans le problème tripartite du lac: les riverains veulent être sécurisés contre les inondations à venir; ils veulent de l’eau la compagnie veut générer de l’électricité.
Quand on voit ce qui se passe dans le monde relativement aux pluies torrentielles; quand on réalise tous les dommages causés au Québec par de tels débordements; quand on réalise que les 130 millimètres de pluie, tombés récemment en 6 heures sur le secteur de la Côte-Nord, ont creusé des cratères et isolé une population. On peut penser facilement que le gouvernement ne voudra pas prendre de chances avec le lac Kénogami en le rehaussant au niveau d’eau d’avant le déluge de 1996.
Il n’est pas utile de se tirer dans le pied, l’un et l’autre. Il faut plutôt s’unir pour trouver un compromis acceptable pour les trois groupes et une solution elle aussi acceptable pour le gouvernement.
La Commission Nicolet, en 1997, nous a dit qu’il fallait construire un ou des réservoirs en amont du lac et améliorer l’évacuation du lac et améliorer l’évacuation des débits. Le BAPE, en octobre 2003, confirme le bien fondé du projet Pikauba, préparé par les spécialistes d’Hydro-Québec.
Le projet, le réservoir Pikauba, non une centrale, inclut le dragage du lit de la rivière aux-Sables pour améliorer l’évacuation des crues. Qu’est-ce qui empêche le gouvernement de creuser au plus vite le lit de la rivière aux-Sables? Oeuvrons de concert pour obtenir cette décision essentielle qu’est le dragage du lit de la rivière aux-Sables, ainsi on pourra assurer une stabilité plus longue d’un niveau d’eau acceptable en été.. Et on parlera encore pour Pikauba, qui n’est pas mort dans nos projets à défendre collectivement.
Jacques Tremblay, président
Gilles Potvin, secrétaire
Comité des citoyens de Laterrière