Dimanche 4 Septembre 2005

Des solutions pour le lac Kénogami

JONQUIERE (SB) – Des solutions pour éviter les problèmes chez Elkem-Métal tout en permettant aux plaisanciers du lac Kénogami de profiter d’un niveau d’eau acceptable en période estivale, ça existe.

Président de l’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), Louis Pilote comprend en partie les inquiétudes des dirigeants de la compagnie Elkem-Métal et des travailleurs de l’usine, mais n’entend pas pour autant baisser les bras.

Dans une sortie publique, les dirigeants d’Elkem Métal demandent l’aide du gouvernement du Québec pour éviter de mettre en péril l’avenir de l’usine.

Malgré une entente lui permettant d’utiliser l’eau du lac Kénogami, l’entreprise possède une très faible marge de manoeuvre, étant donné que le niveau d’eau maximum du lac Kénogami n’est jamais atteint.

Cette situation oblige Elkem Métal à acheter de l’électricité à Hydro-Québec au tarif L, ce qui est plus coûteux que l’électricité que peut produire la compagnie. Si aucune solution n’est trouvée, l’entreprise qui emploie 71 tra-pavailleurs pourrait être obligée de ferner ses portes selon son directeur général, Pierre Gauthier.

«La compagnie est à la veille d’une négociation avec le gouvernement du Québec pour le renouvellement du bail d’utilisation de l’eau du lac Kénogami. Elle essaie donc de se positionner en prévision de cette négociation.

« Il y a des aspects à considérer dans ce dossier, mais il ne faut pas oublier que l’objet principal demeure la production d’électricité. Il y a peut-être des possibilités pour garantir de l’électricité à la compagnie en période estivale. Il y a des solutions à envisager et à proposer», note Louis Pilote. Celui-ci croit que les diverses parties doivent établir les pertes potentielles pour la compagnie si l’on réduisait les sorties d’eau du lac Kénogami.

«Je ne pense pas que le problème est compliqué à régler. On peut trouver une formule. Est- il possible d’emmagasiner l’eau au printemps et la turbiner durant l’été? Nous sommes même prêts à discuter de possibles solutions pour ce dossier», de dire M. Pilote.